LA LISTE DE MES ENVIES
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Fervente utilisatrice des listes, je ne pouvais pas passer à côté de ce roman. J’ai des listes, longues, très longues, de choses à faire ou pire encore, à acheter. Des listes de rêves aussi, à accomplir dans ma vie. Et, oui évidemment, des listes de vêtements, accessoires, chaussures et autres frivolités à des prix exorbitants (ou non). Je me demandais donc ce qu’il se cachait derrière ce titre.
Histoire du livre :
- Jocelyne, ou Jo, rêvait d’être styliste à Paris. En réalité, elle tient une petite mercerie à Arras. Pour parler de sa passion pour les dentelles elle ouvre un blog qui rencontre un grand succès. Elle échange avec ses lectrices, gagne de nouvelles clientes pour sa boutique, elle est très heureuse ainsi, et c’est ce qu’elle souhaite par dessus tout. Mais les ennuis commencent lorsqu’elle gagne une très grosse somme d’argent.
La manière dont les choses sont pensées, réfléchies, en fait un roman très agréable. C’est très simple, après avoir commencé le livre, je me suis arrêté à la 88ème page avec l’envie incroyable de prendre le train pour Arras et d’aller rendre visite à Jocelyne dans sa mercerie. Et de coudre avec elle. Et de lui dire que tout va bien, qu’avec ou sans son chèque, je l’aime.
On s’est tous déjà demandé ce que l’on ferait si on gagnait au Loto ou à l’Euromillion. Certains s’achèteraient une maison, une voiture ; d’autres des vêtements hors de prix ; d’autres encore placeraient l’argent sans trop le dépenser. Chacun possède une vision différente de la richesse. Mais je pense que sans le vivre, personne ne peut vraiment savoir si cet argent soudain nous rendrait heureux ou au contraire compliquerait notre existence. Tout est modifié. Notre rapport à la consommation, notre pouvoir d’achat, nos inquiétudes face au lendemain, notre rapport aux autres. Et surtout, l’attitude des autres par rapport à nous. Je pense que si je gagnais, ce serait cet aspect-là qui m’effraierait le plus. Heureusement, ce n’est pas (encore?!) arrivé!
Quelques citations tirées du livre :
« Rentrer avec toutes les choses de la liste, détruire la liste et se dire ça y est, je n’ai plus de besoins. Je n’ai plus que des envies désormais. Que des envies.
Mais ça n’arrive jamais. Parce que nos besoins sont nos petits rêves quotidiens. Ce sont nos petites choses à faire, qui nous projettent à demain, et à après-demain, dans le futur ; ces petits riens qu’on achètera la semaine prochaine et qui nous permettent de penser que la semaine prochaine, on sera encore vivants. »
« Être riche, c’est voir tout ce qui est laid puisqu’on a l’arrogance de penser qu’on peut changer les choses. Qu’il suffit de payer pour ça. Mais je ne suis pas riche. Je possède juste un chèque de dix-huit millions cinq cent quarante-sept mille trois cent un euros et vingt-huit centimes, plié en huit, caché au fond d’une chaussure. Je possède juste la tentation. Une autre vie possible. Une nouvelle maison. Une nouvelle télévision. Plein de choses nouvelles. Mais rien de différent. »
« Je possédais ce que l’argent ne pouvait pas acheter mais juste détruire.
Le bonheur.
Mon bonheur, en tout cas. le mien. Avec ses défauts. Ses banalités. Ses petitesses. Mais le mien. »
« Un ravissant sac en crocodile, maman aurait adoré mais jamais osé ; prix sur demande.
Ca commence à combien un prix sur demande? »
En parlant de listes, voici la mienne pour demain :

Et vous, que cherchez-vous pour les soldes?
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